Progression des Déserts et Asséchement des Sols

Les Déserts dans le Monde . . .

Quelques-uns des plus grands déserts de notre Planète vus du ciel : Le Sahara et le Kalahari en Afrique, le Grand Bassin aux USA et la Patagonie en Argentine, ceux monde-zones-seches-nasa.jpgd'Arabie et de Syrie au Moyen-Orient, celui de Karakoum au Turkménistan et du Kavir en Iran, celui du Taklamakan en Chine et de Gobie en Mongolie, et le grand désert de sable en Australie.

Selon l'article 1 de la Convention des Nations Unies (Paris-1994) sur la lutte contre la désertification, le terme désigne "la dégradation des Terres dans les zones arides, semi-arides, et sub-humides sèches par suite de divers facteurs parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines". C'est donc un phénomène naturel dont le processus est lié aux activités humaines, puisqu'il dépend de facteurs climatiques (déficit en pluies, augmentation des températures, fortes chaleurs au sol...) et de facteurs humains liés aux usages croissants des ressources naturelles (déboisement, surpâturage, surexploitation des terres arables et des ressources en eau, etc.) . . .

La désertification et la dégradation des Sols concernent 40% des terres en zones sèches et plus de 110 pays sur tous les continents de la Planète sont touchés par ce phénomène : Asie - Amérique - Afrique - Australie - Océanie et Europe !!! En 2000, c'est 70% des terres arides qui étaient soumises à désertification soit 3,6 milliards d'hectares et le phénomène touchait déjà au moins 2 milliards de personnes, soit 1/3 de l'Humanité, et en Europe, en plus de l'asséchement des sols dû aux canicules, le véritable danger est leur appauvrissement dû à la surexploitation agricole et à la pollution produite par l'agriculture intensive et les industries !. . . Or d’ici à 2025, les 2/3 des terres cultivables pourraient disparaître en Afrique, 1/3 en Asie et 1/5 en Amérique du Sud ; mais le risque est aussi présent dans les pays développés de l'Occident car l'Europe méditerranéenne, qui est particulièrement touchée par la dégradation du sol dans 5 pays de l'Union et pour 1/3 de la rive de la Méditerranée, connaît aussi une pénurie d'eau ; et surtout lAmérique du Nord qui est le continent dont la proportion de terres arides en voie de désertification est la plus élevée au monde avec 74% parmi laquelle 85% des prairies US. Les Etats-Unis sont affectés pour 30% de leur territoire, ce qui démontre que les problèmes environnementaux frappent sans distinction l'ensemble de la population mondiale. En Chine l'avancée du désert de Gobi, bordant la frontière de la Mongolie, connaît une accélération. De 1994 à 1999, le désert a gagné 52400 km2, et l'une des grandes inquiétudes du gouvernement actuel est que le sable frappe aux portes de Beijing, car les limites du désert ne sont plus qu'à environ 240 km de la capitale de 13,8 millions d'habitants, alors que la cause première de la désertification en Chine est le surpâturage, avec de 1950 à 2002, la taille des troupeaux qui a triplé. De plus, à cause de tempêtes de sables chargées de polluants toxiques, 5 fois plus nombreuses qu'il y a 50 ans, 100000 km2 de terres sont devenus improductifs, et en 2006, sur huit tempêtes, la pire a déversé 330.000 tonnes de particules sur Pékin, en affectant les récoltes et en provoquant des troubles respiratoires. Le désert et les dunes de sable qui progressent d’environ 2000 km2/an, engloutissent les villes et les sols productifs en menaçant les revenus de 400 millions de personnes. Or la Chine possède moins de 7% des terres arables mondiales pour nourrir 1,3 milliard de personnes, soit plus de 20% de la population de la planète, alors même qu'au cours de la dernière décennie, les déserts chinois ont progressé en moyenne de 2.460 kilomètres carrés par an, et les tempêtes de sable ont été presque multipliées par six depuis un demi-siècle, leur nombre s'élevant aujourd'hui à une vingtaine chaque année !

Les zones sèches, semi-sèches et sub-humides sèches de la Planète :

carte-mondiale-des-zones-arides.jpgLes différentes catégories de zones arides sont au nombre de quatre et se distinguent par des différences dans les régimes de pluie et de températures.

Régions hyperarides : les précipitations y sont inférieures à 100 mm/an, et les périodes de sécheresse peuvent y dépasser 1 an. Dans ces régions la productivité biologique est très faible et la seule activité viable est le pastoralisme nomade. Régions arides : en général, les précipitations n'y dépassent pas 200 mm/an, et ce sont souvent des régions d’élevage (sédentaire ou nomade) et d’agriculture irriguée. Régions semi-arides : les précipitations n'y dépassent pas 500 mm/an pour les zones à pluies d’hiver ou bien les 800 mm/an pour les zones à pluies d’été, et ce sont des régions d’élevage et d’agriculture sédentaire. Régions subhumides sèches : Le régime des pluies y a un fort caractère saisonnier. Ce sont des régions d'agriculture pluviale . . . Mais comme les régions semi-arides, elles sont particulièrement sensibles au phénomène de désertification à cause d’une forte pression démographique. Et toutes ces zones sont caractérisées par un manque de disponibilité en eau et par les mêmes processus de dégradation, suite à la surexploitation des ressources naturelles.

Diaporama : Déserts et Dégradation des Sols

Les Causes Naturelles de Désertification :

causes-nature-desertification.jpgOutre les températures extrèmes au sol et les canicules, les autres causes de la désertification sont l'érosion, celle qui est dûe à la force naturelle des éléments que sont les vents violents, qui par la force éolienne usent les sols par frottement, déplacent les dunes et les recouvrent d'une chappe de sable ou enlèvent la couche arable superficielle ; et les pluies orageuses qui vont laver les sols, les décaper, ou les raviner (car le tassement des terres par de fortes pluies forme une croûte de battance qui empêche le sol d'absorber l'eau et de respirer), ou qui vont s'accumuler puis s'évacuer violemment en le détériorant, finissant par enlever la bonne terre superficielle et conduisant à la désertification . . . de même l'érosion engendrée par les mouvements des mers et des océans qui font reculer les terres, ou la salinisation des sols situés à proximité des milieux marins et océaniques ou de gisements, mais aussi parce que tous les sols contiennent des sels minéraux qui vont remonter par capillarité et par évaporation sous les fortes chaleurs et modifier la composition chimique des sols, brûler les racines ou s'y déposer en surface et former des croûtes, rendant la vie difficile voire impossible à s'y développer.

Chaque année, 6 millions d’hectares de terres perdent leur potentiel biologique. Or, si la dégradation est modérée, le phénomène peut être réversible. La restauration de milieux désertifiés se traduit souvent par une meilleure infiltration de l’eau, une augmentation du taux de couverture de la végétation et une plus grande biodiversité. Par contre si la dégradation est qualifiée de sévère ou très sévère, le phénomène peut devenir irréversible, sauf au prix de travaux très coûteux.

Les principaux types de dégradation des sols sont l'érosion hydrique (56 %), l'érosion éolienne (28 %), la dégradation chimique (12 %) et la dégradation physique (4 %). . . Et les principales causes de dégradation des sols sont le surpâturage (35 %), la déforestation (30 %), les activités agricoles (27 %), la surexploitation de la végétation (7 %) et les activités industrielles (1 %) (GACGC, 1994).

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