Guerres de l'eau et conflits dans le Monde

La mauvaise répartition de l'eau dans le Monde, source de conflits !

Comme le feu avait attisé les convoitises de nos ancêtres homosapiens, l'or celle des pionniers de l'ouest Américain, ou le pétrole celle des pays arabes, l'eau douce est devenuepart-exterieure-de-ressources-en-eau.gif à son tour 'Or Bleu' par sa raréfaction mondiale et la nécessité vitale d'en disposer en quantité suffisante ! Mais l'égoïsme et la cupidité humaine n'ont pas de limite, car les exemples ne manquent pas sur les excès de notre civilisation et sa surexploitation de la Planète, ni sur le manque de respect de l'homme envers sa propre Terre nourricière ou envers son voisin ! Au lieu de partager un point d'eau dans le désert comme le font même les animaux, les hommes se font la guerre ! ! !

Avec 40000 km3 d'eau douce qui circule chaque année sur les terres émergées, on est en droit de penser que la ressource est suffisante . . . mais elle est très mal répartie car 9 pays se partagent 60% des réserves mondiales (USA, Canada, Russie, Chine, Inde, Brésil, Colombie, Pérou et Indonésie), mais l'Asie qui concentre 60% de la population mondiale, ne dispose que de 30% de la ressource disponible, et de même une moyenne par pays et par habitant qui varie de 1 à 20000 entre Emirats du Golfe persique et Islande ! Le réchauffement climatique et la raréfaction des pluies, la surexploitation agricole et les pollutions, mais aussi la sur-production poussant à la sur-consommation, combinés avec la croissance exponentielle de 7 milliards d'êtres humains aujourd'hui, 8,5 milliards en 2030 et de 9 à 10 milliards en 2050, font que la quantité d'eau disponible par habitant ne cesse de diminuer !

Or, comme le montre cette carte, une bonne moitié des pays dans le Monde, dépendent à plus de 30% d'une ressource en eau extérieure à leur territoire, qui est donc une source de conflit possible avec des pays voisins. L’eau est une ressource qui se fait rare. De nombreux experts prévoient des conflits pour le partage de cette ressource de plus en plus convoitée car il existe 263 bassins fluviaux partagés entre 145 pays. Car notamment lorsqu’un cours d’eau traverse une frontière, l'eau devient alors un véritable instrument de pouvoir aux mains du pays situé en amont. Qu’il soit puissant ou non, celui-ci a toujours théoriquement l'avantage, puisqu'il a la maîtrise du débit de l'eau . . . 

Les régions à risque à travers le Monde :

risques-appro-en-eau-2020.jpgFaisons donc rapidement un petit tour du Monde sur tous les continents des quelques conflits passés, en cours et à venir ! . . . Car alors même que ce qui était prévu pour 2020 se produit déjà depuis 2005, que les problèmes de pénuries d'eau s'intensifient y compris dans les pays riches, ou dégénèrent en guerres (Afrique, Proche-Orient, etc.), les conflits liés à l'eau se développent aussi au sein même de pays confédérés tels que les USA, l'Inde, l'Australie, l'Espagne, etc., ou au sein d'un même état Fédéral entre les régions et le gouvernement, ou entre les usagers et des sociétés privées dont la main mise sur la gestion et la distribution de l'eau potable ou leurs ententes illicites, provoquent des révoltes, des soulèvements de foules, ou des mouvements de colère et de protestation des consommateurs. Or en 200767 des 328 conflits recensés dans le Monde (d’intensité variable) étaient déjà liés aux ressources naturelles, et avec l’essor démographique et l’accroissement des besoins, ces tensions pourraient se multiplier à l’avenir. C’est ce que prédisent certains experts pour le XXIe siècle. D’autres en revanche pensent que la gestion commune de l'eau peut être un facteur de pacification. Ils mettent en avant des exemples étonnants de coopération : le plus fameux est celui de l'Inde et du Pakistan qui, au plus fort de la guerre qui les opposait directement dans les années 1960, n'ont jamais interrompu le financement des travaux d'aménagement qu'ils menaient en commun sur le fleuve Indus.

 

Diaporama : Conflits de l'eau dans le Monde

Quel avenir pour l'Eau dans le Monde ?

D'énormes investissements seront donc nécessaires pour moderniser l’existant et créer de nouveaux équipements (usines de production, réseaux de distribution, stations d’assainissement), mais aussi pour développer de nouveaux systèmes d'irrigation. Ces investissements ont été évalués par le Conseil mondial de l'eau, ONG (organisation non gouvernementale) soutenue par l'UNESCO et la Banque Mondiale, à 180 milliards de dollars par an pour les 25 prochaines années, contre 75 milliards de dollars actuellement investis chaque année. Si les pénuries persistent et se généralisent, les risques de conflits ouverts seront de plus en plus réels, et la seule voie sera celle de la négociation pour arriver à des accords ou des traités équitables . . . Mais encore faudra-t-il en créer les conditions (gouvernance, processus de contrôle, cadre juridique, éventuellement police) pour assurer l’application de ces accords sur le terrain. C’est à la suite d’une longue négociation que tous les pays riverains du Rhin ont accepté d’assumer l’énorme coût du draguage du port de Rotterdam (élimination de la vase polluée déposée par le fleuve), car il a fallu mettre en place un mécanisme institutionnel complexe et une structure de suivi pour arriver à ce résultat. Malheureusement, pour beaucoup d’autres régions, ces mécanismes n’existent pas encore.

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